Michel-Ange Rodin : corps vivants. À l'occasion de l'exposition au musée du Louvre

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Cette exposition présentée au musée du Louvre propose d’explorer le dialogue fascinant qui s’instaure entre deux figures majeures de la sculpture occidentale : Michel-Ange et Auguste Rodin.

Séparés par plus de trois siècles, ils partagent pourtant une même obsession pour le corps humain, conçu comme le lieu où se manifestent à la fois la force physique et la profondeur intérieure.

À partir de l’exposition qui leur est consacrée, la conférence interrogera les continuités et les ruptures entre ces deux génies, au-delà des cadres historiques et stylistiques.

Organisé autour de cinq grands axes – de la redécouverte de l’Antiquité au non finito, du mythe à l’énergie vitale – le parcours permet de comprendre comment chacun réinvente ses modèles pour mieux les dépasser.

Marbres, bronzes, plâtres, dessins et moulages révèlent une même ambition : rendre visible l’élan intérieur du corps, sa tension, son inachèvement parfois.

Chez Michel-Ange comme chez Rodin, la sculpture ne se contente pas de représenter une forme achevée ; elle devient le lieu d’un combat entre la matière, le geste et le temps.

La conférence montrera également comment ces recherches ont profondément marqué la modernité.

En analysant filiations, emprunts et détournements, elle éclairera la manière dont l’héritage de ces deux artistes a préparé les ruptures du XXème siècle.

Il s’agira ainsi de repenser la sculpture comme un véritable laboratoire d’innovations, où le corps devient le vecteur privilégié d’une pensée en mouvement.

 

Votre conférencière :

Diplômée de l'École du Louvre en histoire de l'art et en muséologie, Géraldine Bretault est conférencière, traductrice et créatrice de contenus culturels. Elle est une collaboratrice régulière des revues Perspective de l’INHA, Beaux Arts Magazine et La Revue de l’art. Des séjours de longue durée à l'étranger (Milan et New York) lui ont permis de tisser des liens singuliers avec ces villes et leur culture. Elle a notamment travaillé au MAD Museum (Art et Design) et au New Museum de New York.


À lire pour aller plus loin :

André Chastel, Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique, 1982.

Bertrand Jestaz, La Renaissance de l’architecture, de Brunelleschi à Palladio, Découvertes Gallimard, 1995.

Rainer Maria Rilke, La Tête d’obsidienne, André Malraux, 1974.

Jérôme Delaplanche, Ravissement. Les représentations d’enlèvements amoureux dans l’art, de l’Antiquité à nos jours, 2018.


jeudi 30 avril 2026 à 10:00

Géraldine Bretault

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