Raphaël, le dernier maître de la Renaissance
Dans cette conférence nous proposons de parcourir l’œuvre d’un prodige de la Renaissance italienne, Raphaël Sanzio (1483-1520).
En suivant sa trace à travers la péninsule, depuis sa ville natale d’Urbino, en passant par Pérouse, Florence, et enfin Rome – où il mourra le 6 avril 1520 – nous découvrirons quelques-uns de ses plus grands chefs d’œuvres, des scènes religieuses, aux Vierges à l’Enfant jusqu’aux grandes fresques du Vatican et de la Villa Farnesina inspirées et imprégnées de l’Antiquité.
Né dans l’environnement raffiné et serein du duché des Montefeltro, Raphaël qui observe dès son plus jeune âge les maîtres venus de tous les horizons, va connaître un destin fulgurant. Mort en pleine gloire, alors âgé de seulement 37 ans, le « Prince des arts », le « peintre de la grâce » et de l’harmonie, « Raffaello il grazioso », va profondément marquer l’histoire de la peinture occidentale, en contribuant à une certaine vision et définition de la Beauté.
En quête d’une peinture idéale, tout au long de sa (courte) carrière, il n’aura de cesse de faire évoluer son art, dans un renouvellement permanent de son style et au contact des plus grands maîtres, Pérugin, Léonard de Vinci, Michel-Ange, etc…
Sa capacité à s’approprier le langage pictural de tous ces maîtres admirés et à obtenir les commandes des plus prestigieux mécènes (Agostino Chigi, les papes Jules II et Léon X, etc.), lui permettront de donner une des meilleures illustrations de la Renaissance.
Ainsi, c’est parce qu’il parviendra, dans un effort magistral, à concilier et à transcender toutes ces forces, qu’on dira qu’après lui s’arrête cette période d’un art qui se régénère, faisant de « Raphaël : Le dernier Maître de la Renaissance ».
Votre conférencière :
Amélie Ferrigno est historienne de l’art, écrivaine, conférencière, mais avant tout..., passionnée !
Amoureuse de l’Italie de la Renaissance, elle a soutenu une thèse de doctorat en Civilisation et Histoire de l’art de la Renaissance italienne à l'Université d’Aix-Marseille sur « Le mécénat d’Agostino Chigi (1466-1520) ».
Experte de la période romaine de Raphaël, ses travaux portent sur les commandes passées par Agostino Chigi, et l’identification d’une série de portraits réalisés durant les dernières années de vie du peintre, dont celui de La Fornarina. Elle est sollicitée en France et en Italie dans la réalisation de films documentaires, et l’auteure de plusieurs ouvrages dédiés au peintre et au mécène.
Parallèlement à son parcours d’historienne de l’art, elle a également travaillé sur l’édition italienne du XVIème siècle. Elle exerce aujourd’hui dans une bibliothèque patrimoniale privée.
Le secret de la Fornarina est son premier roman.
Les dates à retenir :
1483 : naissance de Raphaël à Urbino.
1494 : mort de Giovanni Santi, père de Raphaël.
1503 : élection du pape Jules II.
1504 : Raphaël fait deux séjours à Florence, il y demeurera jusqu’en 1508.
1505/1506 : Agostino Chigi commande la construction de sa Villa aux abords du Tibre, la Villa Farnesina. Baldassare Peruzzi est son architecte.
1508 : arrivée de Raphaël à Rome durant l’automne 1508.
1508/1513 : Raphaël, Michel-Ange, Bramante, travaillent aux décorations du Vatican.
1513 : mort du pape Jules II. Élection du pape Médicis Léon X. Début des travaux de la chapelle Chigi à Santa Maria del Popolo, d’après le projet de Raphaël.
1514 : mort de Bramante. Raphaël est nommé le 1er avril 1514 architecte de Saint Pierre par Léon X.
1520 : le 6 avril, mort de Raphaël. Le 10 avril, mort d’Agostino Chigi.
À lire pour aller plus loin :
Pierluigi De Vecchi, Raphaël, Editions Citadelles et Mazenod, 2002.
Amélie Ferrigno, Raphaël et Agostino Chigi, le peintre et son mécène, PUR, 2018.
Tom Henry & Paul Joannides, Raphaël, les dernières années, Hazan, Éditions du Louvre, 2012.
Konrad Oberhuber, Raphaël, Editions du regard, 1999.
Claudio Strinati, Raphaël, Imprimerie nationale, 2011.
Christof Thoenes, Raphaël, Taschen, 2005.